JOUR DE REPOS BIEN MERITE POUR TOKIO HOTEL DU COUP. c'EST UN GROUPE AU SAUT DU LIT - EN PLEIN MILIEU DE L'APRES-MIDI! - QUI A ACCEPTE DE REPONDRE GENTIMENT AUX NOMBREUSES QUESTIONS DE GOLD STARS.
Gold Stars: Comment ça va?
Bill: Aujourd'hui nous faisons relâche et nous commençons seulement notre journée. On s'est levé à 15 heures grâce au réveil.Georg:
Je serais bien resté deux heures de plus dans mon lit!
Tom: Nous sommes fondamentalement de vrais gros dormeurs. Je peux, moi aussi, dormir 19 heures d'affilée quand je n'ai rien à faire.
Une chance que vous n'alliez plus à l'école. Être debout à 7 heures doit être encore plus difficile...
Bill: 7 heures! Mais ça aurait été super! je me levais à 5h30, car notre bus passait à 6h30.Tu as besoin de combien de temps pour te coiffer le matin?
Bill: Pas si longtemps que ça. Je rese une demi-heure dans la salle de bain.
Tu te coiffe tousles jours avec autant de style?
Bill: Oui, le plus souvent. Sinon, je sors avec un chapeau sur la tête.
Tu peux imaginer les couper un jour?
Bill: j'ai déjà eu les cheveux cours, il y a un peu plus d'un an. Ca dépend de mon humeur. Mais à 10 ans, javais déjà une très longuechevelure qui était très proche de celle-là.
As-tu des modèles en matière de look? Lis-tu des magazine de mode?
Bill: Non, pas du tout. Quand j'ai envie de changer, je le fait au feeling.Tom:
Bill a toujours aimé expérimenter! (sourire)
Et en ce qui concerne le groupe?
Tom:
Eh oui, le groupe a déjà six ans! Bill et moi avons toujours souhaité réussir dans la musique depuis que nous avons 6 ou 7ans. Nous portions alors des salopette! (sourire) Puis, ça a démarré. On est parti dans des nouvelles directions. Bill a commencé a se maquiller, ce qui a forgé son identité. Mais ce n'était pas envisageable pour moi! (rires)Bill: C'est souvent ainsi chez les jumeaux. Soit leurs vies sont identiques, soit elles n'ont rien à voir. Tous les deux, nous avons des personnalités extrêmement différentes. Nous sommes très distincts et je pense que nous le resterons.
N'est ce pas là le secret de Tokio Hotel? Aucun de se ressemble!Tom:
Cela a toujours été ainsi. On écoute des musique complètement différentes. Nous nous retrouvons dans la musique que nous faisons,mais en dehors, nous n'avons pas les mêmes goûts musicaux.Derrière quel groupe pourriez-vous vous unir?
Bill: Quand Green Day ou les Rolling Stone sont en concert, nous y allons tout naturellement. On doit les voir!Dans votre single "Übers Ende der Welt", vous chantez l'éclate. Vous n'avez pas parfois envie de dire: "Cette semaine, j'en ai marre de Tokio Hotel!"?
Bill: Dans cette chanson, on dit qu'on ne doit pas avoir peur de débuter une autre vie. Et c'est exactement ce que nous avons fait. Nous sommes sortis du vieux monde et nous sommes jetés dans un autre, complètement nouveau. C'était exactement ce que nous voulions. Je rêve d'une vie de scène, de nouvelles frontières se construisent. Mais, avec la chanson, on peut toujours recommencer.Tom:
Par exemple, avec l'école, le but est de travailler. Nous, nous faisons nos cours pour ne plus en parler le plus rapidement posible.
Mais, si vous vous séparez, vous ne pourrez rien faire d'autre?
Bill: Même si nous sommes déjà responsables de nous-mêmes. Il y a une équipe et des gens avec lesquels nous travaillons, mais au final, il n'y a pas quelqu'un qui nous dicte ce que nous devons faire. Nous faisons tout librement. Je n'ai jamais voulu que les choses me soient imposées. C'est pourquoi l'école a toujours été un problème pour moi. Maintenant, je peux faire ce que veux!Mais vous ne vivez pas vraiment comme des jeunes de votre âge... Vous ne pouvez pas aller aussi facilement en discothèque et flirter, par exemple.
Bill: Si, nous le faisons aussi.
Oui, mais le lendemain, c'est dans le journal!
Bill: Oui souvent, mais ce n'est pas grave. Nous sortons vraiment très souvent et menons la même vie que les autres jeunes. Bien sûr, nous avons peu de temps pour cela, mais ça va.Tom:
Oh mon dieu, en ce qui concerne le flirt, on doit rester calme! (rires)Tu passes pour le dragueur du groupe?
Tom:
Bah! Dragueur, je ne dirais pas cela... je suis tout à fait normal!Que veux-tu dire pas "normal"?
Tom:
Pour qu'une fille soit importante dans ma vie, il doit se passer beaucoup de choses.C'est la même chose pour toi, Bill?
Bill: Non, pas du tout, pour moi c'est différent. Mais j'ai si peu de temps et il y a tellement de personnes à connaître... Il y a quelques années, c'était simple, mais plus maintenant. C'est devenu plus difficile d'apprendre à connaître vraiment les gens. Mais je me dis qu'à n'importe quel moment, je peux avoir l'opportunité de rencontrer tranquillement une fille. Alors, je ne suis pas pressé...
Que se passera-t-il lorsque l'un de vous sera réellement amoureux?
Bill: Ce sera dur. Mais l'expérience nous a montré que la musique tient toujours la première place. Avant, lorsque nous allions jouer de la musique dans notre salle de répétition après l'école, les filles venaient rarement. Elles avaient les boules que nous passions plus de temps avec notre groupe qu'avec elle. La plupart du temps cela a échoué. Naturellement, cela peut se produire qu'on tombe amoureux et que l'on veuille alors vraiment apprécier notre amour.Quel est votre style de fille?
Bill: Je ne suis pas fixé. Quand je regarde mes ex, je constate qu'elles étaient toutes différentes.Tom:
Je peux donner des exemples de belles femmes, mais je n'ai ps un type particulier.
Laquelle trouve-tu jolie par exemple?
Tom:
Angelina JoliePardon?
Tom:
Bon, je sais qu'elle a 15ans de plus que moi... Mais, avec elle, l'âge n'a pas d'importance!Bill: OK, si je dois nommer quelqu'un de notre âge, je dirais les soeurs Olsen.Les deux?
Bill et Tom:
Les deux!Qu'appréciez-vous chez elles?
Bill: Déjà, elles sont plutôt mignonnes. Mais je crois qu'elles ont chacune des petits amis. Je ne suis pas un briseur de ménage!Tom:
Un petit ami n'est pas un obstacle...(sourire)
Comment s'est déroulée l'écriture de Zimmer 483?
Bill: Nous avons écrit durant toute l'année dernière, par étapes, lorsque nous avions le temps. Beaucoup d'idées de chansons sont arrivées entre-temps naturellement. Avant Noël, nous étions tranquillement en studio à Hambourg. Nous avons pris le temps, ce qui était essentiel. Nous racontons beaucoup de choses qui se sont déroulées dans notre vie. Pas mal de chansons parlent des expériences que nous avons eues.
Que se passe-t-il dans la chambre 483?
Bill: Ce n'est pas seulement une chambre où il se déroule uen orgie. Cette chambre existe et a une très grande importance.
Tom: Ah, si nous devions écrire une chanson sur chaque chambre où nous avons fait une orgie!...(éclat de rire)Bill: Plus sérieusement, l'idée d'une chanson comme "Hilf mir fliegen"(face B du single "Übers Ende der Welt"), par exemple, m'est venue dans un avion. Par moments, quand on n'est pas bien et qu'il faut résoudre tous ses problèmes, on a besoin de tels instants. J'étais assis en haut et regardais les gens qui étaient tout petits en bas. J'ai réalisé alors que mon problème n'était pas aussi sérieux, que je pouvais le laisser derrière moi et... sous moi!Quels genres de soucis te faisais-tu?
Bill: Cela peut être des problème quotidiens. Ils ne sont pas tous dramatiques, mais lorsque tout ne va pas bien dans ton taf, ça peut être pénible. Ca ne tourne pas autour de la vie et de la mort au point d'être désespéré. Mais, un son raté, un texte qui ne colle pas ou la nostalgie de la maison peuvent être déprimants. Nos familles nous manquent un peu...
Y a-t-il des choses dont tu as peur, à part qu'un membre de ta famille tombe malade ou que la guerre éclate?Bill: Oui, masi là, ce sont des choses dont j'ai vraiment peur. Souvent, j'ai brusquement une angoisse qui monte ou un pressentiment triste. Ca peut être sur tout et n'importe quoi.
Georg: De toute façon nous avons peur. On ne s'y habitue pas du tout. C'est de pire en pire à chaque concert.
Pourtant, vous semblez toujours si sûr de vous!...
Bill: C'est normal. Mais, les gens seraient surpris de voir comme nous sommes nerveux. Personne ne peut me parler dans la demi-heure qui précède la montée sur scène. Que ce soit devant 50 ou 50 000 spectateurs.Tom:
(nostalegique) Ah, qu'est ce qu'on appelle "avant"? Ce n'est pas si loin que cela...Bill: Et, soudain, tu te retrouves dans une vaste salle! On a franchi un pas énorme en passant du plus petit ua plus grand.
Vous vous demandez pourquoi cela est arrivé? Il y a des milliers de groupes qui jouent dans de petits clubs et rêvent de devenir célèbres. Pourquoi Tokio Hotel?
Bill: C'est un vrai coup de chance... Actuellement, à Magdebourg, il y a beaucoup de bons et jeunes musiciens qui dépotent. Magdebourg est un bled où la musique n'a pas une grande place. On pense qu'il suffit d'être vu pour être découvert. Mais ça ne se produit évidemment jamais.Tom:
En ce qui concerne les groupes, il y en a beaucoup, mais aucun ne peut vivre de sa musique. Il y a peut-être trois ou quatre clubs dans la région.
Alors, pourquoi vous?
Bill: Une fois, une seule fois, nous étions au bon moment, au bon endroit. Nous y avons croisé notre producteur Peter Hoffmann... Nous avions envoyé l'habituelle démo aux maisons de disques qui n'avaient pas du tout réagi. Mais nous n'avons jamais baissé les bras! Ces bandes doivent encore être quelque part ou depuis longtemps à la poubelle... Chanter en concert est autrement plus important. Toujours sortir, aller partout où il faut!
Doit-on étonner le public pour parvenir à le toucher?
Bill: Dans ce job, c'est un avantage d'être un peu différent des autres. Quand on regardela plupart des stars, elles ont toutes une marque, une spécificité. Un groupe sa particularité, son propre son. On se pose toujours la question de combien de personnes cela peut enthousiasmer, en dehors du groupe lui même. Mais, ni le groupe, ni la maison de disque ne le savent avant les débuts. Même quand ils sont confirmés.
Quelle est ta spécifité?
Bill: Par exemple, je ne suis jamais totalement convaincu par les applaudissements et le succès. Je fais partie de ceux qui ont toujours donné leur point de vue et beaucoup discuté. Nous le faisons encore aujourd'hui. Je ne suis pas satisfait de réponse qui ne me font pas avancer. Tom et moi avons été séparés en classe de cinquième. Nous avons dû aller dans des classe différentes. La prof avait expliqué qu'elle ne nous supportait plus ensemble. Elle voulait dire que nous étions trop fort ensemble! C'était une chose horrible pour nous...
Vous avez peur que tout s'arrête bientôt?
Tom:
Ah, on en arrive à l'époque de "Durch den Monsun" où on se faisait descendre. La chanson était numéro un, nous recevions tous les prix possibles de "meilleur nouveau groupe" et certains pensaient qu'on n'était qu'un feu de paille. Eh bie, non! On a eu d'autres hits!
Bill: On sait que tout peut changer. Il se passe tellement de choses formidables, que nous gardons notre enthousiasme.
Pensez-vous pouvoir conquérir l'Amérique?
Tom:
Nous nous y préparons. Nous sortons un album en anglais, mais nous devons d'abord voir si ça marche ou pas. Nous nous concentrons avant tout sur l'Allemagne et l'Europe.
Vous serez encore sur scène dans 40 ans, comme les Rolling Stones?
Tom:
Je trouve bien qu'ils soient encore sur scène à leur âge et ce serait dommage si de telles personnes n'existaient pas. Si la musique est toute ta vie, pourquoi devrais-tu t'arrêter à 60 ans?Bill: Je ne peux pas imaginer une autre profession. Mais je n'ai aucune idée de comment je serai à 60 ans. Les gars des Stones sont véritablement pleins de volonté et d'énergie. Du coup, cela semble tout naturel!